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  • Les femmes dirigent-elles encore trop peu le sport ?

    Les femmes dirigent-elles encore trop peu le sport ?

    Dans les terrains de sport comme dans les bureaux des fédérations, une question revient rarement mais structure pourtant une grande partie du paysage sportif : qui décide du sport ?

    Si les femmes sont de plus en plus présentes dans la pratique sportive leur place dans les instances de direction reste, elle, largement minoritaire.

    https://patrickbayeux.com/actualites/barometre-national-des-pratiques-sportives-2025-61-des-francais-ont-une-pratique-reguliere-une-progression-reguliere-depuis-2018-7-pts/#:~:text=Selon%20le%20barom%C3%A8tre%20de%20national,de%20plus%20qu’en%202018.


    Une pratique sportive féminine en progression, mais un encadrement encore déséquilibré

    Selon les données du ministère des Sports, la pratique sportive féminine progresse régulièrement depuis plusieurs années, portée par l’évolution des modes de vie et la médiatisation du sport féminin.

    Pourtant, cette progression ne se retrouve pas au même niveau dans les instances dirigeantes.

    Dans de nombreuses fédérations sportives, les postes de présidence, de direction ou d’encadrement technique restent majoritairement occupés par des hommes. Les femmes sont davantage présentes dans la pratique que dans la gouvernance, ce qui crée un décalage entre participation et prise de décision.


    Dans les clubs, les décisions se prennent encore rarement au féminin

    Dans les clubs et associations, cette répartition se retrouve souvent de manière plus discrète mais bien réelle.

    Certaines fonctions sont plus fréquemment occupées par des femmes, notamment dans l’administratif ou la communication, tandis que les postes liés à l’encadrement sportif ou à la direction restent davantage masculins. Ce n’est pas une règle absolue, mais une tendance observée dans de nombreuses structures de terrain, qui influence la manière dont le sport est organisé au quotidien.

    Bouge & Partage est née d’un constat vécu de l’intérieur. Quatre étudiantes en BUT Métiers du Multimédia et de l’Internet ont choisi de créer leur propre association sportive à Saint-Denis en 2026.

    Non pas par opposition aux structures existantes, mais parce que la place à occuper dans les organisations sportives semblait limitée.

    Loane Martinel, présidente de l’association, décrit ce choix comme une réponse pragmatique :

    « On avait deux options : attendre qu’une place se libère dans une structure déjà existante, ou créer un espace où l’on décide directement des règles du jeu. »


    Diriger une association sportive : une réalité concrète

    Une association sportive ne fonctionne pas uniquement sur des idées.

    Elle repose sur des tâches très concrètes : organiser des créneaux dans des équipements publics, gérer des inscriptions, trouver des financements, assurer le bon déroulement des activités et coordonner des bénévoles.

    Bouge & Partage s’inscrit dans cette réalité quotidienne, avec une organisation interne structurée autour de missions complémentaires, nécessaires au fonctionnement de toute association.


    Un autre regard sur la pratique sportive

    Une association sportive ne fonctionne pas uniquement sur des idées.

    Elle repose sur des tâches très concrètes : organiser des créneaux dans des équipements publics, gérer des inscriptions, trouver des financements, assurer le bon déroulement des activités et coordonner des bénévoles.

    Bouge & Partage s’inscrit dans cette réalité quotidienne, avec une organisation interne structurée autour de missions complémentaires, nécessaires au fonctionnement de toute association.

  • Le 26 mai 2026

    Le 26 mai 2026

    Lettre ouverte à la ministre de la santé et au ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative

    Sédentarité : construire des équipements ne suffit pas à remettre la population en mouvement

    Alors que la France multiplie les investissements en faveur du sport et de l’activité physique, la sédentarité continue de progresser. Les infrastructures existent, les campagnes de sensibilisation se multiplient, mais une partie importante de la population reste éloignée de la pratique. Face à ce constat, nous appelons les pouvoirs publics à faire de l’animation sportive de proximité une priorité nationale.

    Notre demande

    Nous demandons la création d’un plan national de soutien aux associations sportives de proximité capables d’animer les équipements existants, de diversifier les pratiques sportives et d’accompagner durablement les habitants vers une activité physique régulière.

    Madame la Ministre de la Santé,
    Monsieur le Ministre des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative,

    La France n’a jamais autant parlé de sport. Depuis les Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024, les discours politiques mettent régulièrement en avant l’héritage sportif laissé aux territoires. De nombreux équipements ont été rénovés ou construits et plusieurs centaines de millions d’euros ont été investis afin de favoriser l’activité physique.

    Pourtant, une question demeure : pourquoi la sédentarité continue-t-elle de progresser alors que les infrastructures sportives se développent ?

    Selon l’Organisation mondiale de la Santé, l’inactivité physique constitue l’un des principaux facteurs de risque de mortalité dans le monde. Elle favorise notamment les maladies cardiovasculaires, le diabète de type 2, certains cancers et l’obésité. [ajouter liens qui confirment cette information

    https://www.sports.gouv.fr/sites/default/files/2023-04/brochure-recommandations-oms-activit-physique-pour-la-sant–5711.pdf

    https://www.emro.who.int/fr/noncommunicable-diseases/causes/physical-inactivity.html

    Face à ces constats, les politiques publiques ont souvent répondu par la construction ou la rénovation d’équipements sportifs. Ces investissements sont nécessaires et nous ne les remettons pas en cause. Cependant, ils ne produisent pas toujours les effets attendus.

    Un terrain rénové n’entraîne pas automatiquement une augmentation de la pratique sportive. Un stade flambant neuf ne garantit pas que les habitants s’y rendront. Un équipement peut être moderne, sécurisé et accessible tout en restant sous-utilisé ou fréquenté par un public très restreint. L’enjeu ne réside donc plus uniquement dans la présence d’infrastructures, mais dans leur capacité à devenir de véritables lieux de vie.

    À Saint-Denis comme dans de nombreuses villes françaises, les équipements sportifs sont bien réels. Pourtant, certains restent peu fréquentés, tandis que d’autres accueillent toujours les mêmes publics et les mêmes disciplines. Cette situation révèle une limite des politiques actuelles : investir dans les espaces ne suffit pas lorsqu’aucun dispositif n’accompagne durablement les habitants vers la pratique.

    La lutte contre la sédentarité ne se gagnera pas uniquement avec du béton, des terrains ou des équipements.

    Elle se gagnera grâce à des actions humaines.

    Des animateurs. Des éducateurs. Des bénévoles. Des associations capables de créer des rencontres, de faire découvrir de nouvelles disciplines et d’accompagner les publics les plus éloignés de la pratique sportive.

    Les études montrent qu’environ un jeune sur quatre abandonne une pratique sportive régulière entre 14 et 18 ans.

    https://injep.fr/publication/entre-14-et-18-ans-un-jeune-sur-quatre-abandonne-la-pratique-reguliere-du-sport/

    Ce chiffre devrait nous interroger collectivement.

    Le problème n’est pas seulement l’accès au sport. Le problème est également la capacité à donner envie de pratiquer durablement.

    C’est pourquoi nous demandons que les futures politiques publiques consacrent autant d’énergie à l’animation sportive qu’à la construction d’équipements. Chaque rénovation importante d’un équipement sportif devrait s’accompagner d’un programme d’activités, d’initiations et d’actions associatives financées sur plusieurs années.

    Chaque terrain construit devrait devenir un espace animé et non un simple aménagement urbain.

    Chaque investissement sportif devrait être évalué non seulement au regard du coût des travaux réalisés, mais aussi du nombre réel d’habitants ayant retrouvé une activité physique grâce à cet investissement.

    La lutte contre la sédentarité représente un enjeu sanitaire, social et économique majeur. Ne limitons pas l’héritage sportif à des infrastructures. Faisons en sorte qu’il devienne un héritage de pratiques.

    Nous demandons que chaque collectivité disposant d’équipements sportifs en libre accès mette en place un programme d’animations régulières porté par les associations locales. Les infrastructures constituent une condition nécessaire à la pratique sportive, mais elles ne suffisent pas à créer du lien social ni à faire naître de nouvelles habitudes. Les associations jouent un rôle essentiel pour transformer ces espaces en véritables lieux de vie.

    Construire des équipements est une étape. Donner envie de les utiliser est le véritable défi.

    L’équipe Bouge & Partage,
    Association,
    Saint-Denis.